Comment automatiser ses courriels sans coder : la séquence de bienvenue qui part toute seule

Enveloppes crème alignées sur un bureau, dont une ouverte, avec un ordinateur portable flou en arrière-plan

Quelqu’un s’inscrit à ta liste, et ton courriel de bienvenue part… quand tu y penses. Parfois trois semaines plus tard, quand la personne a déjà oublié qui tu es. Tu sais qu’il faudrait automatiser tes courriels, mais le mot « automatisation » sonne comme de la programmation. Rassure-toi : dans un outil gratuit, ça se monte en glissant des blocs, et HubSpot découpe le tout en huit étapes. Ce qui fait dérailler une séquence n’a rien de technique. C’est une seule étape, celle que tout le monde saute, et c’est elle qui t’évite d’inviter encore à ton atelier quelqu’un qui vient de s’y inscrire.

Ce qu’on va apprendre

  • Ce qu’est une automatisation de courriels, en une phrase, et pourquoi la séquence de bienvenue est la première à monter.
  • Les huit étapes pour la mettre en place, adaptées à quelqu’un qui part de zéro et qui n’a pas de budget.
  • Les deux erreurs qui font qu’une automatisation envoie n’importe quoi à n’importe qui, et comment les tester avant d’appuyer sur « Activer ».
Des mains tapent sur un portable, une enveloppe et une liste manuscrite posées à côté

C’est quoi, automatiser ses courriels

Une automatisation de courriels, c’est une règle du type « quand ceci arrive, envoie cela ». Quand quelqu’un s’inscrit à ta liste, envoie le courriel de bienvenue. Deux jours plus tard, envoie le deuxième. Si la personne a cliqué sur le lien, envoie la suite ; sinon, attends. Tu écris la règle une fois, l’outil l’applique à chaque nouvelle personne, à trois heures du matin comme un dimanche.

Ce n’est pas de la programmation. Dans les outils d’infolettre d’aujourd’hui, ça se monte en glissant des blocs : un déclencheur, un délai, un courriel, un autre délai, un autre courriel. HubSpot, qui vend ce genre d’outil aux grandes entreprises, décrit la mise en place en huit étapes dans son guide sur l’automatisation des courriels (HubSpot Blog, « Email Automation: How to Set Up Automated Workflows », mis à jour le 3 février 2026). Les huit étapes tiennent aussi pour une personne seule avec un outil gratuit. C’est ce qu’on fait ici, en les traduisant pour toi.

Pourquoi commencer par la séquence de bienvenue plutôt que par autre chose ? Parce que c’est le seul moment où la personne vient de te demander de lui écrire. Son attention est à toi pendant quelques jours. Si ton premier courriel part trois semaines plus tard, à la main, quand tu y penses, elle a oublié qui tu es. On a déjà expliqué quoi écrire dans l’email de bienvenue et dans les six qui suivent. Ici, on s’occupe de les faire partir tout seuls.

Les huit étapes, adaptées pour quelqu’un qui part de zéro

1. Choisir l’outil, et ne plus en changer pendant un an

Le guide de HubSpot présente une demi-douzaine d’outils. Pour quelqu’un qui commence au Québec, la vraie question n’est pas « lequel est le meilleur », c’est « lequel a un plan gratuit qui inclut les automatisations ». Chez Diffuse, on utilise MailerLite, et son plan gratuit permet de monter une séquence automatisée. Mailchimp et Brevo ont aussi des plans gratuits, mais vérifie que l’automatisation en fait partie, ça change d’une année à l’autre. Choisis-en un, et reste dessus : changer d’outil coûte plus de temps que n’importe quelle fonction que tu gagnerais. On ne touche aucune commission sur ces outils, tu peux lire comment on fonctionne.

2. Décider à qui la séquence s’adresse

Une seule séquence, un seul type de personne. Si tu as un formulaire « Reçois mon guide gratuit » et un autre « Abonne-toi aux nouvelles de l’atelier », ce sont deux séquences, parce que ces deux personnes n’ont pas demandé la même chose. Commence par celle qui reçoit le plus d’inscriptions. Exemple : une céramiste de Rimouski a un formulaire sur sa page d’accueil et un code QR dans ses colis. Même liste, même promesse (« des nouvelles de l’atelier une fois par mois »), donc une seule séquence pour commencer.

3. Écrire le but, et la porte de sortie

Le but d’une séquence de bienvenue tient en une phrase : « que la personne sache qui je suis, ce qu’elle va recevoir, et qu’elle ait fait une petite action ». La porte de sortie, c’est ce qui arrive quand le but est atteint. HubSpot insiste là-dessus, et c’est l’étape que tout le monde saute : si ta séquence pousse vers un atelier et que la personne s’y inscrit au courriel 2, elle ne doit pas recevoir les courriels 3 à 7 qui l’invitent encore. Dans MailerLite, ça se règle avec une condition « si l’abonné appartient au groupe X, arrêter ». Note-le tout de suite, avant de construire.

4. Choisir le déclencheur

Le déclencheur, c’est le « quand ceci arrive ». Pour une séquence de bienvenue, il y en a un seul qui compte : « quand une personne rejoint le groupe » (ou la liste, selon le mot que ton outil utilise). Pas « quand une personne ouvre un courriel », pas « quand elle visite une page » : tu apprendras ça plus tard. Un déclencheur simple, c’est une séquence qui marche du premier coup.

Un détail qui compte au Canada : ton formulaire doit demander un consentement clair (la personne coche ou clique pour dire oui), et ton outil doit envoyer un courriel de confirmation avant de démarrer la séquence. C’est ce qu’on appelle le double opt-in. Ça respecte la loi canadienne anti-pourriel, et ça t’évite d’écrire à des adresses mal tapées.

5. Dessiner les étapes sur papier avant de les monter

Le conseil le plus utile du guide de HubSpot : « si tu écrivais à ces gens à la main, que ferais-tu ? ». Écris-le sur une feuille, ligne par ligne. Jour 0 : courriel de bienvenue avec ce qui a été promis. Jour 1 : qui tu es. Jour 2 : un premier geste concret. Jour 4 : l’erreur que tout le monde fait. Et ainsi de suite jusqu’au septième. Entre chaque ligne, un délai. C’est ta feuille qui devient ton automatisation, bloc par bloc. Sans la feuille, tu vas construire en réfléchissant, et tu vas oublier un délai quelque part.

6. Préparer les courriels avant d’ouvrir l’outil

Écris les sept courriels dans un document ordinaire, avec leur objet. Relis-les à voix haute. Ensuite seulement, ouvre l’outil et colle-les un par un dans chaque bloc « courriel » de ta séquence. Faire l’inverse, écrire directement dans l’outil, donne des courriels bâclés parce qu’on veut « juste finir ». Si l’écriture te bloque, notre page sur comment écrire reprend la base.

7. Tester avec ta propre adresse

Avant d’activer, inscris-toi toi-même avec une autre adresse courriel, par le vrai formulaire, comme le ferait une inconnue. Vérifie quatre choses : le courriel de confirmation arrive ; le courriel de bienvenue arrive tout de suite après ; les liens fonctionnent ; le lien de désabonnement fonctionne. Pour les délais de plusieurs jours, la plupart des outils permettent de « sauter l’attente » en mode test. Sinon, mets les délais à cinq minutes le temps du test, et remets-les après. Cette étape prend quinze minutes et elle évite d’envoyer un courriel vide à cinquante personnes.

8. Activer, puis regarder une fois par semaine

Active la séquence. Ensuite, une fois par semaine, ouvre le rapport de l’automatisation et regarde une seule chose : le taux d’ouverture de chaque courriel. Le premier devrait être le plus ouvert. Si un courriel est nettement moins ouvert que ses voisins, c’est son objet qu’il faut réécrire, pas le contenu. Une séquence n’est jamais finie ; elle est simplement en marche, et tu l’améliores un courriel à la fois.

Les deux erreurs qui gâchent une automatisation

La première : le mauvais groupe. Tu branches la séquence sur « tous les abonnés » au lieu du groupe « nouveaux inscrits », et tes abonnés de longue date reçoivent un courriel qui leur dit « bienvenue ». Vérifie le déclencheur deux fois. La seconde : oublier la porte de sortie de l’étape 3. Quelqu’un achète, s’inscrit à l’atelier ou répond à ta question, et continue de recevoir des courriels qui font comme si de rien n’était. Ça donne l’impression de parler à une machine, et c’est exactement ce qu’on veut éviter : l’automatisation sert à être là au bon moment, pas à remplacer le fait d’écouter.

Si les tâches répétitives te grugent ailleurs que dans tes courriels, on a listé les cinq premières automatisations à monter sans savoir coder.

L’exercice de 10 minutes

Prends une feuille. Écris en haut le déclencheur (« quand une personne rejoint ma liste »), et en bas la porte de sortie (« sauf si elle a déjà fait X »). Entre les deux, écris sept lignes : jour, objet du courriel, une phrase sur ce qu’il contient. Ne construis rien aujourd’hui. Cette feuille, c’est 80 % du travail, et c’est la partie que personne ne fait.

Pour aller plus loin

Pour savoir quoi mettre dans chacun des sept courriels, relis comment écrire un email de bienvenue. Et si tu veux la procédure sous forme de liste à cocher, réponds aux trois questions du Signal : c’est gratuit, et tu peux te désabonner en un clic.

Source : HubSpot Blog, « Email Automation: How to Set Up Automated Workflows », mis à jour le 3 février 2026, consulté le 22 septembre 2026. Diffuse Digital ne touche aucune commission de HubSpot, de MailerLite ni d’aucun outil nommé ici.

Le Signal, une fois par semaine

Un article de la semaine développé, un outil à utiliser tout de suite, une question. Gratuit, et tu peux te désabonner en un clic.

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